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Comment participer ?

La participation comporte des stades variés qui vont de l’information à l’évaluation en passant par des processus relevant de la concertation. Selon que la démarche est initiée par des institutions, des groupements citoyens ou des associations, le niveau d’implication du public peut être profondément différent. L’approche du bas vers le haut, activé par les acteurs d'un tiers lieu par exemple, aura tendance à intégrer l'ensemble des acteurs de manière plus soutenue et jusqu’à un plus haut niveau de décision.

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Il y a plusieurs formes possibles et plusieurs stades dans la participation :


L’information correspond à des communications de type unilatéral. Elle va permettre aux experts de présenter et d’expliquer les orientations d'un projet, les choix qui ont été faits et les décisions qui ont été prises.


La consultation permet d’atteindre un niveau supérieur de participation. Elle consiste à sonder l’avis des citoyens, quant à un projet particulier, et d'en tenir compte dans la prise de décision finale. Toutefois, selon John Thompson, la consultation est à différencier de la participation puisqu’elle « consiste uniquement à demander aux gens s’ils approuvent ou non ce qui a d’ores et déjà été choisi ». 


La concertation, par son fort niveau d’insertion du public, relève bel et bien de la participation. C’est ainsi que tout un processus se met en place, au cours duquel, à chaque étape, les citoyens auront la possibilité de donner leur avis. Enfin, là où la concertation va encore plus loin, c’est qu’en plus de donner leur avis, les citoyens seront invités à proposer de nouvelles idées. 


La codécision consiste en une « participation directe à l’élaboration de la décision ou une gestion déléguée ». Ainsi, la dernière étape, qui, dans le cas de la concertation restait réservée à l’élite politique, relèverait ici de la capacité conjointe du public et du politique. On peut notamment imaginer ce scénario avec la mise en place d’une votation. La codécision implique un mode de coélaboration (sur un mode plus ou moins collaboratif).


L'évaluation qui représenterait un ultime niveau de participation, permettrait aux participants de « faire le point sur l’effectivité » de ce qui a été fait tout au long de ce processus. Cet ultime échelon autoriserait les individus à s’exprimer une dernière fois sur le processus qu’ils ont vécu, sans toutefois que leurs idées soient jugées ou hiérarchisées. L’évaluation apporte alors un double avantage puisqu’elle permet le diagnostic des participants, qui pourront ouvertement critiquer, que ce soit positivement ou négativement, le dispositif auquel ils ont pris part. Et, dans le même temps, cette démarche permet de donner une idée aux responsables de projet sur la perception des habitants ainsi que sur les améliorations qui peuvent être apportées. 

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Ce tableau récapitule ces étapes et stades de participation mais pour un espace de coworking :

Participation 2 aurelien denaes participation communaute

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